" La violence qu'on se fait pour demeurer fidèle à ce qu'on aime ne vaut guère mieux qu'une infidélité. "
La Rochefoucauld
15 MAI 2011,MAGDERBURG.ALLEE BLAU.37
Son sourire me manque. Elle comptait tellement pour moi, que de ne pas savoir...ne plus avoir aucun signe de vie du jour au lendemain me fait sortir de mes gonds à un tel point que les mots m'échappent. Cette colère qui m'envahit. Cette rage qui m'habite...Je la déteste...Enfin pas tant que sa. Mais elle ma blessé. Des larmes de rage embrouillent ma vue. Elle est partie au moment ou j'avais le plus besoin d'elle. Sans aucune raison. Sans aucune explication. Elles est partie au moment ou je devais m'accrocher à quelque chose de réel. De véridique... Au dire de son père elle serait partie rejoindre sa mère Mme Von Der Hudgen en Amérique...Quelque part au Canada. Timide, le soleil nous éclairait à peine inlassablement caché par de nombreux nuages gris qui envenimaient de plus en plus mon moral. Il faisait froid et le vent m'oppressait. Je continuais ma route percutant quelques cailloux contre mes chaussures et entrevoyant parfois mon triste reflet au travers d'une flaque d'eau. Mon après-midi s'annonçait aussi gris que la météo. Aussi pénible...Aussi inévitable. Pourquoi elle ne ma jamais rien dit. Pourquoi n'a-t-elle jamais téléphoné par la suite. Ont est en 2011 bordel. C'est quand même pas par manque de moyen quelle ne la pas fait. J'avais 15 ans, elle en avait 14. Nous étions jeunes à cette époque. J'ai maintenant 25, elle, 24...10 longues années nous ont séparés. 10 longues années de pleurs... de joie, de tristesse, de ranc½ur... Elle me manque toujours autant que la première journée. Je lui dois une grande partie de ce que je suis aujourd'hui. Elle était celle qui m'encourageait dans tous mes projets. Celle qui me rappelait de toujours me surpasser et encore plus. Elle était la seule à qui je confiais tout. La seul à qui je pouvais m'ouvrire sans jamais me sentire humilié. Sa plus grande qualité étais son écoute. Elle ne jugais jamais les gens. Jamais. Et puis nous avions grandit ensemble. Nos parents étaient de vieux amis et se fréquentait asser souvent. Faut dire que nous avions tout fait ensemble... nous étions inséparables... du moins je le croyais. Nos excursions en vélo, nos mauvais coups a l'élémentaire, les premiers films d'horreur, le premier baiser... notre première cuite... jusqu'à notre première relation... Je souris à ce souvenir. Nous étions si curieux et très loin d'être prêts...
FLASHBACK
[...]
« C'est la plus belle expérience que nous pourrions vivre Georg. Et je tiens à ce que se soit avec toi... seulement toi ...»
Je pris alors son visage entre mes mains. La pâleur de ses prunelles m'aveuglèrent. Je la regardais pour la première fois. La douceur de ses pommettes me donnèrent le vertige. Doux. Fragile. Enivrant. Brillant comme l'éclat de la pleine lune.
«Je t'aime Fed...»
Ses yeux brillèrent d'un puissant éclat.
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Feder... tout comme son nom, elle représentait la légèreté. Elle vivait pour sa propre liberté et exigeait de son entourage le meilleur de ce qu'il représentait. Elle considérait la vie en général comme un bordel merdique dans lequel il fallait se battre a chaque putain de secondes. Elle ne croyait qu'en une chose et c'était elle-même.... Je lui en demandais peut-être un peu trop... En tournant le coin de la rue une vague de souvenir vinrent me brouiller l'esprit c'était notre rue ... la rue où nous avions grandit il y avait ce balcon... la dernière fois où je l'ai vu...
FLASHBACK
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« Nous ne serons pas éternels Georg... j'espère que tu le sais ...»
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Encore une de ses grandes philosophies incompréhensible...Elle me faisait vibrer de par son mystère. Elle était inoubliable, incompréhensible, imprévisible. Et elle est partie. Partie de ma vie et dans un autre pays. J'ai peur de la revoir. Peur de savoir ce qu'il l'a pousser a nous fuir tous. J'avais un besoin irrésistible de la comprendre. D'un autre côté la vérité m'effrayais plus que je ne m'y attendais. Ma vie avait repris son sens. J'avais conclu l'oubli avec mon passé... Pourquoi tout changer aujourd'hui ? J'avais 25 ans. Une vie. Une existence. J'étais connu dans le monde entier ce, de part mon groupe de musique. J'avais une panoplie de groupies. Une vie de rêve...Une vie de rockstar quoi. Et malgré tout ce qui m'entourait, je n'étais aucunement comblé. Il me manquait...Cette petite étincelle. Celle qui ne rate jamais l'occasion d'illuminer ta journée. Pourtant, il y a bien longtemps que je n'ais eu une journée de libre a moi seul. Le temps libre que je possède, je le passe avec les gars, question d'évacuer la pression à laquelle nous faisons face. Et puisque nous sommes entre deux tournées j'ai eu droit à une semaine de congé. Un vielle ami de la famille est décédé... Son père en faite. Plus je me rapprochais du balcon, plus mon c½ur palpitait. J'avais les lèvres sèches. Un goût amer tout au fond de ma gorge. Les jambes engourdies. Le vertige qui embrouillait tous mes sens...Je pris mon temps. J'étais dans la cour a regarder la maison. Il y avait des gens à l'intérieur et la voiture de mes parents était plus loin dans la rue. Je pris le peu de courage que je possédaient et cogna à la porte.
TOC TOC TOC
-Feder...
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